C’est quoi le Design Thinking ?

Le design Thinking, c’est innover autrement, en s’inspirant du mode de pensée des designer. Si je devais le qualifier en quelques mots, je dirais que le Design Thinking est un processus innovation centré sur l’utilisateur.

Qu’est que cela signifie exactement ?

D’abord, le mot « processus » est peut-être mal choisi, car il fait penser à une suite d’actions linéaires qui s’enchainent séquentiellement dans le temps, ce qui n’est pas le cas du Design Thinking : on ne suit pas linéairement les étapes : on avance, parfois on recule pour mieux avancer de nouveau ensuite. Cependant tout le monde comprend ce mot c’est pour cela que je l’emploie.

« Innovation centrée sur l’utilisateur » : késako ? Cela signifie tout simplement que l’utilisateur de notre futur produit (produit que l’on ne connaît pas encore au début de la méthode) est au cœur de la démarche d’innovation : c’est pour lui que l’on recherche des innovations, c’est donc de lui que l’on va partir dans notre processus, et il nous accompagnera tout au long de notre travail.

Une fois que l’on a dit cela, comment se décline ce processus ? Il se décompose en 5 étapes selon certaines personnes, 3 ou 4 selon d’autres, mais le principe reste généralement le même. En ce qui me concerne, j’aime parler des 5 étapes donc c’est cette base que je vais vous présenter :

  • Etape 1 – Empathy : On essaye de comprendre une personne sur une thématique donnée. Cela passe par des phases de recherches, d’exploration de l’univers de cette personne, d’interviews. On cherche à comprendre ce qu’elle fait, pense, ressent ou dit, de manière à mieux cerner ses problèmes
  • Etape 2 – Define. : on cherche à synthétiser les données captées dans l’étape 1, c’est à dire identifier les problèmes que l’on a pu soulever lors des phases de recherches et d’interview, qui seront la piste de réflexion dans la suite du processus : on cadre le problème à résoudre, on définit le point de vue que l’on souhaite étudier. On prépare également des éléments d’inspirations pour l’équipe.
  • Etape 3 – Ideate : en s’appuyant sur les travaux des étapes précédentes, on lance des activités de génération d’idée. Cela peut être du brainstorming à base de post-its, ou toute autre méthode permettant le travail collaboratif intensif, tel que le brainstorming, dont je parlerai dans un futur article sur les méthodes.
  • Etape 4 – Prototype : on cherche à rendre tangible la meilleure idée, en la rendant concrète. Un prototype Design Thinking n’est pas un prototype évolué techniquement, sa création doit prendre quelques heures, quelques jours tout au plus. L’objectif est de confronter l’utilisateur avec le produit que l’on a imaginé, donc un maquettage légo / carton / papier craft / scotch & colle … est largement suffisant
  • Etape 5 – Test : on présente à notre utilisateur le prototype que l’on a construit et on souhaite avoir son retour d’expérience, afin de savoir si notre idée est la bonne ou s’il faut qu’on affine notre point de vue.

Ainsi, en déroulant ce processus on arrive en quelques jours ou quelques semaines à cerner une problématique, produire des solutions en terme de business et avoir un retour utilisateur sur nos idées, sans avoir à dépenser de fortes sommes dans un concept technologique. C’est une économie de temps et d’argent, qui va rendre notre entreprise plus compétitive et lui donner un coup d’avance sur les nouveaux marchés.

2 comments

  • Nath

    Super votre site. Merci pour votre partage ! J’ai 2 questions :
    1. Dans quelle étape on met la phase de benchmark (analyse des concurrents) dans le processus de Design Thinking ?
    2. Dans quelle étape on met la phase d’audit ergonomique (lorsque le site existe déjà et qu’on souhaite faire une refonte) dans le processus de Design Thinking ?

    Merci pour vos réponses et bonne continuation !

  • admin

    1. L’analyse de la concurrence doit être faite le plus tôt possible, généralement lorsqu’on a défini la problématique et qu’on commence à avoir une première idée de la solution (donc entre la phase DEFINE et PROTO). Ce que je pratique généralement, c’est un exercice de type « Value Proposition » associée à une Value Curve, pour identifier les éléments différentiateurs. Si la value curve ne met pas en avant d’éléments différentiateurs face à la concurrence, il faut jouer avec des ateliers de créativité pour essayer d’améliorer la solution (création de nouveaux critères de valeurs, suppression ou modification de critères existants, etc.). Il faut éviter de produire une solution qui a les mêmes éléments de valeur que les concurrents.

    2. Si on parle d’audit ergonomique sur une solution qui existe déjà, on est plus en phase expérimentation. Je préconise plus une démarche de type UX Design dans ce cas.

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